mag de l’institut n°9

Le-mag-numero9-defÉdito

Après avoir accueilli en 2012 les Jeux Olympiques, l’Angleterre a été désignée par l’IRB pour organiser la coupe du monde de rugby 2015 qui va durer six semaines, de la mi septembre à la fin du mois d’octobre. Ouf ! La terre va devenir un peu ovale. La vraie proximité du rugby et de la médecine et la vraie reconnaissance de l’importance de celle-ci dans le cadre de cette pratique est relativement récente. C’est dans un premier temps l’évolution des réglements qui a permis au domaine médical de s’immiscer dans ce milieu. L’IRB, soucieuse de rendre la discipline plus sécurisée pour la rendre plus attractive, a imposé en principe fondamental dans sa réflexion sur l’évolution des règles du jeu, la nécessité de préserver la santé du joueur et son intégrité physique au cours de sa pratique. Le « tu retournes sur le terrain » a été successivement remplacé par le porteur d’eau et l’éponge miracle puis par les soigneur et le Dolpic, ensuite par le kiné et la bombe de froid aujourd’hui par le médecin armé d’un pistolet cryogénique, entouré de tout un staff qui en fonction de l’évènement réagit au plus vite et au mieux pour l’intérêt du joueur. Mes propos pourraient laisser entendre que seul le moment du match est en proximité de l’intervention médicale. Certes c’est un moment important de cette action, la plus visible car en pleine lumière, mais loin d’être le seul et le plus prépondérant. Au moins deux domaines majeurs sont concernés par l’action médicale en rugby : le premier consiste à s’occuper a su apporter du joueur ayant subi un traumatisme; le deuxième domaine, dans lequel le monde médical a su apporter au rugby une plus value considérable et y a certainement gagné la confiance d’un grand nombre d’acteurs de cette discipline, se situe au niveau de l’éducation au corps, de la prévention (dans tous les domaines) et du suivi du joueur prenant en compte l’effort spécifique de cette activité, et l’énorme différence qu’il faut savoir reconnaitre quand il s’agit d’analyser les résultats d’un pilier, d’un allier où d’un demi de mêlée.

Mais attention, les apprentis sorciers et les marchands de poudre de « perlimpinpin » ne sont plus très loin. Il faut raison garder car les hommes ne sont pas sans limites et les joueurs que nous voyons évoluer aujourd’hui semblent déjà hors norme et certaines phases de jeu bien que parfaitement réglementaires son d’une violence inouïe. J’ai souvenir des propos de mon coach au stade toulousain dans les années 80/90, Pierre Villepreux, qui sera plus tard entraineur de l’équipe de France et DTN du rugby Français, qui disait à l’époque : « un bon staff médical c’est 5/6 pts minimum de gagnés au classement« .  Il était avant-gardiste. Aujourd’hui, ces propos juste réactualisés seraient toujours aussi pertinents car sans un staff médical compétent, varié et complémentaire, fixer un objectif de résultat sportif est parfaitement inenvisageable. Autant de raisons qui justifient depuis plusieurs années le partenariat entre l’ASRUC Rugby et l’Institut Régional de Médecine du sport.

Karl Janik , Président ASRUC Rugby

Découvrez le numéro ici

PARTAGER SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX