Rencontre avec Pascal Martin, président du Département « Allez-y, ayez confiance ! » – Jeunesse en seine n°5

IMG_8803Nommé en avril dernier, Pascal Martin vis sa première rencontre jeunesse en tant que président du département. L’équipe multiculturelle l’a interrogé sans langue de bois sur ses projets en matière de politique jeunesse et de l’avenir des rencontres jeunesses.

Que pensez-vous de votre première année sur les Rencontres Jeunesse ?

Pascal Martin : Je suis à la tête du département depuis 6 mois ;  c’est donc ma première édition des Rencontres jeunesse. Je découvre.  Ce qui m’importe, c’est que les jeunes puissent être acteurs, qu’ils puissent trouver des réponses à leurs interrogations. C’est un défi et un atout. Il y a différents partenaires associatifs, des associations de santé, de sport… J’espère que les jeunes auront trouvé des réponses. Pour moi c’est cela l’objet de ses rencontres.

Que pensez que vous que les RJ apportent au département ?

P.M. : Les citoyens connaissent les élus locaux : le maire et les élus municipaux ; l’Institution Départementale est méconnue des jeunes, comme des moins jeunes. Les Rencontres Jeunesse sont l’occasion de faire cette démarche citoyenne qui consiste à s’ouvrir vers l’extérieur. Le département est là pour vous ; il est là pour vous aider et répondre aux questions que vous vous posez. Le département agit au quotidien auprès de ses habitants puisqu’il s’occupe des collèges, des routes, des personnes en situation de handicap, des personnes âgées. Le département s’investit au quotidien dans la communauté. Il est important qu’il soit ouvert vers l’extérieur.

Quels projets avez-vous pour la jeunesse du département ?

P.M. : La particularité de la jeunesse c’est qu’elle n’a que des projets !  Et comme on demeure jeune longtemps, je n’ai que des projets pour la jeunesse de la Seine-Maritime ! Les politiques départementales qui accompagnent la jeunesse, politiques facultatives et donc purement volontaristes, sont nombreuses : PASS’SPORT, PASS’CULTURE, PASS’INSTALLATION… sans oublier, surtout, ces compétences obligatoires trop méconnues que sont la construction et l’entretien des collèges. Il y en a 110 qui consomment plusieurs dizaines de millions d’euros par an et fournir simplement  un cadre agréable et fonctionnel à la communauté éducative concentrée autour des 50 000 collégiens est déjà un travail de titan qu’accomplissent des fonctionnaires dévoués et compétents au quotidien. Autour des collégiens, le CRED 76, Contrat de Réussite Éducative pensé pour la réussite des jeunes, notamment en accompagnement scolaire des élèves de nos collèges. Et il y a bien sûr ces rencontres de la Jeunesse, deux jours de convivialité et d’échanges pour tous les jeunes de tout le Département.

 Comment pourriez-vous garantir la réussite des projets de jeunes dans ce contexte politique instable ?

P.M. : Je dirais que le contexte dans lequel nous sommes est plus évolutif qu’instable et les politiques sont souvent condamnés. Je vois la création de la Normandie comme un atout, une opportunité qu’il faut saisir pour que les 5 départements normands puissent réaliser des actions communes envers la jeunesse. Il y a aussi une instabilité économique. Les budgets, les finances ne sont plus les mêmes, les marges de manœuvre sont réduites. C’est aux élus d’arbitrer, de prendre en compte les tenants et les aboutissants. Nous devons faire des choix et notre budget sera voté courant 2016. On va regarder plus précisément, plus finement toutes les actions.

Avez-vous un mot à dire à la jeunesse du département ?

P.M. : J’ai deux filles de 21 et 19 ans. Je connais leurs interrogations sur leur avenir. La France connaît une crise économique depuis 2008 ; cette crise touche tout le monde, aussi bien les jeunes que les retraités. Et l’histoire nous montre que la France s’en est toujours relevée… Il faut faire preuve d’optimisme et de réalisme. Que le département aille de l’avant faire preuve de projet. J’ai créé, lors de mon mandat en tant que maire de Montville, une instance municipale jeune pour que des jeunes puissent faire remonter leurs attentes et préoccupations auprès d’élus plus âgés. Allez-y ! Que ces Rencontres Jeunesse vous permettent de prendre petit à petit votre autonomie et de passer de jeunes ados à jeunes adultes. Ces RJ, sont l’occasion de rappeler les règles de la vie en société. Nous avons des droits et des devoirs vis-à-vis de nos collègues, de nos parents… Je suis un « enfant du pays », j’ai fait l’intégralité de mes études sur le territoire. Aujourd’hui, j’ai 55 ans et j’aimerais avoir vos âges. Allez-y, ayez confiance. L’avenir vous appartient. À vous de le saisir. Je suis un fervent défenseur de toutes formes de liberté. Je ne suis pas partisan d’un monde formaté. La démocratie c’est accepter l’autre sans le cataloguer, en respectant sa religion, ses choix politique. C’est la vie ! À vous de voler de vos propres ailes.

Propos recueillis par Jamel Ayadi, Thérésanne Bandia, Madhi Bendhief, Maroua Chérichi, Adela Naibova, Asma Sadji, Achref Sahli, Skander Tlili, Solène Villain

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