globules n°126 Vivre avec la maladie ou le handicap

Globules-126-web-1Édito

Consacrer un numéro de Globules au handicap ou à la maladie est un premier pas pour comprendre ce que signifie VIVRE AVEC une maladie ou un handicap. C’est encore peu tant ce sujet est vaste. On n’évoque pas la même réalité, le même quotidien, ni les mêmes difficultés quand on parle d’étudiants en situation de handicap ou de personnes déficientes ou de personnes malvoyantes, malentendantes ou à mobilité réduite. L’école, le travail, les structures d’accueil, le quotidien… soulever le voile posé sur le handicap et avoir envie de comprendre.
Dans POSER UN AUTRE REGARD SUR LE HANDICAP, les reporters de 4ème1 du collège Jean Lecanuet de Rouen se sont interrogés sur la place attribuée aux personnes en situation de handicap dans notre société. C’est auprès de Charlotte Lemoine, directrice de l’association, Handisup qui accompagne des étudiants, qu’ils ont cherché à savoir « comment être » avec une personne en situation de handicap.

Avec le reportage Théâtre professionnel en milieu protégé « UNE PORTE OUVERTE », c’est un tout autre univers qui s’est ouvert à Asma Sadji et Rosemitha Pimont. Celui du travail en milieu protégé avec les comédiens de l’ESAT des Ateliers du Cailly et le metteur en scène Emmanuel Billy de la troupe de l’Escouade. Avec beaucoup d’énergie et de bonne humeur, nous les avons suivis dans la visite de l’ESAT et dans les coulisses de leur compagnie.
Ce numéro s’achève sur le reportage La famille et les proches, DES VIES RYTHMÉES PAR LE HANDICAP qui touche davantage à l’intime. Les membres de quatre familles différentes se sont confiées à Lydia Elakredar et Dina Tshilumba, de la Ferme des Jeunes de Val de Reuil, sur le vécu, les sentiments, les joies et les tristesses…

Même si la plupart des professionnels du champ du handicap s’accordent pour dire que la loi de février 2005 sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a permis de nombreuses avancées pour que l’on ne ferme plus les yeux sur les handicaps, de nombreux progrès sont encore à faire dans l’acceptation de la différence et dans l’accès aux droits. A notre échelle, nous espérons contribuer à l’ouverture de portes permettant à chacun de se sentir à sa place, d’être en capacité de vivre la vie qu’il souhaite et qu’il est en droit d’attendre. Adopter la formulation « personnes en situation de handicap » qui met au premier plan la personne et non son handicap, est un début. Ce sont quelques mots qui contribuent à faire bouger les lignes  dans les esprits et dans une société toute entière. Pas question non plus d’oublier le handicap. Ce serait refuser de prendre en compte une réalité qui touche de nombreuses personnes dans leur vie quotidienne. Tout simplement une question d’équilibre et une volonté d’adapter encore plus notre société à toutes ces particularités.

Delphine Ensenat
PARTAGER SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX