globules n° 129 d’où viennent mes vêtements ?

ÉDITO

Globules-129Le plaisir de s’habiller, de s’apprêter ,  de se saper… Dans notre société, le vêtement orne de nombreuses vitrines et est accessible à la plupart des bourses. Il est même l’objet de passion des modistes et fashionistas qui lui consacrent des blogs entiers. Que l’on soit addict ou non à la mode, que l’on prenne le temps de choisir la tenue parfaite ou que l’on saute dans le premier jean et tee-shirt venus, les vêtements sont incontournables. Nous en avons tous besoin et nous en portons tous. Le vêtement est une manière de se présenter à l’autre, de se dévoiler… et tout simplement une manière d’être. L’essentiel étant qu’on s’y sente bien. Tout au long de ces pages, nous allons suivre la vie du vêtement, de sa conception à son recyclage, en rappelant ce que signifie réellement porter un vêtement. Se poser la question « d’où viennent mes vêtements ? » ne consiste pas seulement à évoquer l’origine géographique des vêtements, mais aussi à s’interroger sur les personnes qui les fabriquent et sur leurs conditions de travail. C’est le sujet abordé dans notre premier reportage UNE INDUSTRIE MONDIALISÉE, réalisé par les reporters du collège Jacques Brel de Cléon auprès des membres du collectif Éthique sur l’étiquette qui dénonce l’esclavage moderne de l’industrie textile et qui milite pour des conditions de travail acceptables. Le reportage S’HABILLER, UN ACTE SOCIAL qui nous amène à nous pencher sur le rôle du vêtement dans notre société. Jeanne, Rosemitha et Asma ont interviewé la présidente, la coordinatrice et la styliste de l’association « Les Habilleuses », qui conçoit des vêtements pour personnes en situation de handicap. Elles nous rappellent en quoi porter un vêtement et s’intéresser à la mode, n’a rien de futile. Pour finir, PLUSIEURS VIES POUR UN VÊTEMENT, a conduit nos reporters havrais dans les allées de l’entreprise Cobanor Tritex située à Carpiquet près de Caen. Ophélie Villedieu, chargée de communication de la plateforme régionale de tri textile, nous explique comment, entre revente et recyclage, s’organise une seconde vie des vêtements. Lorsqu’on parle du vêtement, on ne parle pas uniquement du « paraitre ». Au-delà, du plaisir qu’il procure lorsqu’on l’achète, lorsqu’on le porte, le vêtement véhicule beaucoup plus de choses qu’une simple apparence. Qu’il soit une passion ou non, rien ne justifie les sacrifices humains et environnementaux qui accompagnent l’industrie textile.

Delphine Ensenat
PARTAGER SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX