Edito

La bonne affaire du jour se présente toujours à nous sans même que nous l’ayons cherchée ! Carte de fidelité, remises exceptionnelles et bon d’achats divers et variés arrivent directement dans nos boites mails ou sur nos téléphones. Tout est fait pour que nous achetions. Alors, nous achetons ! Puis nous utilisons et nous jetons. Dès qu’un objet est cassé ou qu’un appareil ne fonctionne plus, nous le remplaçons par un autre. Pas de problème, puisqu’il n’est pas cher ! Pas cher mais pas de bonne qualité ! Une spirale dans laquelle nous nous laissons pièger avec un certain plaisir, en oubliant qu’il est souvent possible de réparer. Pour entretenir cette frénésie de l’achat, certains fabricants ont même imaginé des subterfuges pour que les appareils achetés cessent de fonctionner encore plus vite. C’est ce que l’on appelle l’obsolescence programmée. Des structures se mobilisent pour informer les consommateurs et les encourager à être vigilants face à ces dysfonctionnements. « L’OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE, VOUS CONNAISSEZ ? »  Un reportage réalisé par des élèves du collège Henri Dunant d’Aumale auprès de Camille Fabacher, co-fondatrice et bénévole de l’association HOP – Halte à l’Obsolescence Programmée, première structure à avoir porté plainte contre un fabricant d’imprimante. 

Dans le reportage « NE PAS PRODUIRE DE DÉCHETS, LA MEILLEURE PRÉVENTION », Asma Sadji et Rosemitha Pimont abordent le thème de la surproduction des déchets liée à ce phénomène auprès de Vincent Desgranges et Sylvain Perriollat de l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME) Normandie qui soulignent que la première solution serait de ré-apprendre à réparer les objets avant de les jeter ! C’est d’ailleurs ce que font les magasins ENVIE, structures d’insertion qui développent depuis trente ans l’électroménager d’occasion garanti. Pour notre troisième reportage « VERS UNE CONSOMMATION PLUS RAISONNÉE », Maria Ikolo, Oriane Simon et Inès Tahar ont interviewé Hugues Colle, directeur du magasin ENVIE de Saint-Aubin-Lès-Elbeuf qui insiste sur le rôle primordial joué par les consommateurs. À nous de fonctionner différemment. En tant que consommateur nous avons le pourvoir d’agir sur ce que l’on nous propose d’acheter. Par ailleurs, diverses structures (à retrouver dans ces pages)  proposent leurs services pour nous aider à adapter notre façon de consommer. 

De son côté, le journal Globules évolue également. À partir de 2018, il devient un journal trimestriel augmenté sur Internet, avec des parutions saisonnières (Printemps, Été, Automne, Hiver). 

Delphine Ensenat 

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